Et si tout s’éteignait ?

Et si tout s’éteignait, comme cela se passera dans quelques décennies ?  Si, tout à coup, votre électricité, vos réseaux téléphoniques, votre gaz vous faussaient compagnie et que l’homme, maître du monde, ne pourrait pas rallumer, que feriez-vous ? Eh bien, tous autant que vous êtes,  que vous en ayez la volonté ou pas,  la vie serait difficile.

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, vous êtes dépendants de la technologie, tout autant que moi. Parce que tout est censé être facile et que ça nous paraît naturel.  Savez-vous ce que cela implique ?

Laissez-moi souligner quelque chose d’assez amusant pour me répondre : On s’accuse d’être cons, parce que, oui, on apprend tous les mêmes choses, mais on ne s’en sert pas tous. Est donc con celui qui ne se sert pas d’une qualité que l’on s’attribue (la vraie définition inconsciente), mais qu’on dénonce comme en dessous de nous en ce qui concerne toutes les autres (la définition populaire d’un con).  Par cette deuxième définition, nous sommes tous devenus cons ( dans ce cas le terme est non-excessif) par rapport à nos ancêtres, et ce par la dépendance technologique nouvelle de l’homme. Éteignez tout, vous verrez.

En effet, l’ambition cachée de l’homme est d’avoir de moins en moins de bases à apprendre, jusqu’au point où nous n’ayons plus besoin d’aucun savoir-faire, ce qui est un but terrifiant pour l’avenir de cette planète. À ce jour, nous sommes en train, par de touts petits concepts, de détruire la cuisine (par les plats cuisinés, même en France où la gastronomie est mondialement réputée), l’agriculture (par la science), l’artisanat (par les machines), la culture (par les mitraillages globalisants) et plein d’autres choses… Éteignez tout, personne ne saura rien.

À part peut-être les spécialistes. Fruits de la division du travail, ils se chargent de tout ce qu’un homme seul n’est pas censé faire : L’habitat, l’habillement…  Certains sont même chargés de penser à notre place. Éteignez tout, ils n’auront pas d’outils et seront inutiles.

Aujourd’hui, on sait plus ce qui se passe à l’autre bout du monde que dans notre propre village. Férus d’informations, de tendances, nous cultivons notre égo à l’abri de tous pour mieux leur montrer les fruits récoltés. Nous en oublions le dialogue, l’entraide, la solidarité. Nous en oublions notre humanité, que l’on le veuille ou non. Éteignez tout, ils seront en manque, et reconstruire une société sera un parcours du combattant.

Mais n’allez pas croire que le fait de tout éteindre est horrible et qu’il faut tout faire pour que cela arrive le plus tard possible. Ce serait s’abêtir, par la précédente logique. En fait, ce serait peut-être mieux de se préparer pour ça. Le plus tôt possible. Réapprendre à survivre dans une époque où vivre est un acquis, et penser à une chute de cet acquis, presque une interdiction.

Alors, je lance un appel à tous. Réapprenez à être un humain. Apprenez à cuisiner, à vous servir de la nature brute, à arrêter de ne jurer qu’à la ville, à penser. Sortez et surtout allez vers votre voisin et parlez-lui. Émerveillez-vous. Car tout s’éteindra pour vous un jour. Et si vous espérez mourir avant, alors vous vous corrigerez quand votre corps tout entier vous fera défaut.

Et peut-être que vous aimeriez mieux le monde éteint. Les débuts seront difficiles car les marques trop faciles s’effacent et s’oublient, mais ce sera, pour sûr, un nouveau départ.

Quelle forme l’extinction prendra-t-elle ? Fin des énergies ou révolution ? L’avenir est encore indécis. Mais préparez-vous avant qu’il fasse un choix.

Spiréal

La lecture d’un passé

Voilà que je relis « Les Fondations d’un trône »,

La première nouvelle que j’ai pu présenter

Au monde entier et à un jury, et, inquiet,

J’attendais de voir de ma plume l’effet de zone.

Je n’avais pas gagné et n’eut aucun retour.

Aucune critique sur mon travail d’écriture.

C’est ainsi que je sent, dans ma propre lecture,

L’envie de rejuger mon acte de bravoure

Je décèle dans mon style une maladresse,

Qui était à l’époque reine de mon cerveau,

Et je trouve que l’histoire se construit bien trop tôt :

Même l’écrivain fait des erreurs de jeunesse.

J’avais pourtant prévu quelque chose d’étonnant :

Une fin aux multiples interprétations.

Mais je me dis maintenant que la solution

Aurait été de les écrire explicitement.

J’avais, je pense, pris une histoire trop bancale,

Qui n’avait qu’un seul élément surnaturel.

J’aurais du en offrir d’exquises, à la pelle :

Mon univers en aurait été moins banal.

Et puis quelques détails :  Personnages aux noms laids,

Tournures forcées, et parfois même enfantines,

Quelques phrases qui sortaient sans contrôle de l’usine…

Et une intrigue secondaire suffisait.

Pour m’avoir encore plus satisfait à l’époque

C’était un bon bateau, même échoué sur un roc.

Spiréal

Loi ACTA : informes-toi

   Beaucoup ont entendu parlé du projet d’un traité international contre le piratage et la contrefaçon, dit « loi ACTA ». La vidéo de cette semaine a été postée sur youtube par des Anonymous, un groupe de personnes opposées à cette loi. Elle explique son contenu et ses conséquences concrètes sur la liberté d’expression, la vie privée, internet.

Des informations supplémentaires dans :

– Un article dans l’Express : http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/acta-future-loi-mondiale-anti-piratage_280532.html

– un site sur ce traité : http://www.traiteacta.com et http://www.traiteacta.com/projet+loi+acta-8.php

La ‘Tite Cuillère

La machine à café vous ment !

     C’est en cette heure funeste que je m’adresse à vous, chers lecteurs. Les habitués du café à 0.05 € centimes moins cher que le café « de luxe » vont être très déçus. Les amateurs du chocolat chaud et du thé à 0.30 € seront abasourdis. Les machines à café de la fac subissent la crise : toutes les boissons chaudes sont dorénavant à 0.40 €.

     Ah oui, je vous entends dire : « mais 0.05 € ou 0.10 € en plus, c’est vraiment rien!« .

Bien. Faisons un calcul :

Avec 12 €, avant, cela revenait à 34 cafés ou 40 thés ou 40 chocolats chaud.

Avec 12 €, maintenant, cela revient  à seulement 30 cafés, thés ou chocolats.

     Accumulé, cela devient insupportable. Et le plus gros coup de gueule dans tout ça, c’est que les prix affichés n’ont même pas été modifiés ! De quoi bien  mettre en rogne quand on sait qu’il manque juste une petite pièce de 0.05 € dans son porte-monnaie pour son café…

      Pour ceux qui restent insensibles à l’augmentation du prix du gobelet de café, je rajouterais que le prix des barres chocolatées en tout genre a augmenté en flèche aussi ! Fini le Kinder Country à 50 centimes…

La ‘Tite Cuillère