Les Réseaux et télécommunications

Nous avons décidé d’intituler très sobrement cet article « les réseaux et télécommunications » mais sachez que le maître mot de cette rubrique est l‘humour toujours ! Le but étant de tordre le cou aux idées reçues donc il ne faut pas se vexer.

1. Découverte

Nous, jeunes info-com innocents, quand on entendait parler des réseaux et télécommunication (aussi connu sous le petit nom de RT) c’était : 1 pas souvent, 2 pour entendre plein de clichés. Alors en tant que reporter-guerrières ferventes défenseuses de l’objectivité on a décidé d’aller voir par nous-même. Avec pour seules armes un bloc-note et un stylo Bic nous avons pénétré dans l’antre des RT, ces voisins inconnus.
Déjà leur bâtiment était le premier à voir le jour sur la grande plaine qu’était alors notre charmant campus. Ce bâtiment est donc le doyen de l’université et c’est avec un certain respect que nous rentrons dans ce lieu très fermé. Et là, surprise ! Ce n’est pas un lieu sombre s’apparentant à une grotte mais éclairé par une grande baie vitrée (ben dis donc c’est fou ça ! ).
On repère une salle avec une jeune fille qui travaille. Allez 3, 2, 1… Nous lui avouons notre ignorance totale quant à leur formation. Nobelle nous explique avec patience et détails leur DUT. Attention, explications ! Ils travaillent sur les télécommunications (satellites, téléphones…) et les réseaux (sécurité et installation informatique…). Cela permet par exemple de devenir administrateur en réseaux (installer les postes) et systèmes (installation des serveurs pour ne pas tomber en panne). Enfin bref, quand ils installeront tout le parc informatique dans votre entreprise, vous comprendrez que ce ne sont pas que des geeks. Il faut être à l’écoute des autres et être sur le terrain.

2. Ambiance

Les RT ne s’en cachent pas, l’ambiance est très masculine (il n’y a que 2 filles). Mais ils sont « gentils et ils font des blagues ». Les travaux en binômes resserrent les liens. La mauvaise image des réseaux et télécom « a été véhiculée par d’autres promos ». Pour les sorties, les RT ne restent pas chez eux à jouer à Call of tout le week-end (nan mais où va-t-on ! ). Ils font des fêtes, ils sortent… Mais ils ne restent pas toujours entre eux : « les soirées entre nous c’est que des soirées entre mecs ». Certains ne se mélangent pas, c’est une sorte de « tradition RT » mais ils veulent changer ça. Il faut dire que les réseaux et télécom sont assez discrets. Et donc pas très connus. Il n’est pas rare qu’ils entendent : « Ah vous êtes en RT ? C’est quoi les RT ? ». Maintenant vous saurez.

3. Geek or not geek ?

Comment sont-ils vus par les étudiants ? « Ils ont trop de clichés : genre la bouteille de Coca, dans le noir, toujours sur nos PC… ». Diantre ce n’est pas le cas ? Encore un mythe qui s’effondre. Les RT pourraient être des jeunes gens sympas ? Déjà ils bossent (dur). Ils étudient l’aspect matériel et comment communiquent les PC entre eux. Ils ont des cours de communication, de téléphonie, de concept des réseaux, des TP sur PC, des TD entre cours et ordis, (pas mal) de devoirs et des maths (qui ont l’air de nous avoir choqué notre interlocuteur). Bon le midi ils font des jeux en réseau mais c’est ce petit côté geek qui fait tout leur charme. « C’est qu’on a plus de liberté sur les ordis, on est administrateur ».
On peut les croiser à la cafét’ ou dans le bus une fois qu’on les a repérés ; les RT ne font pas chez eux-IUT directement. Vous faites des activités en dehors des cours ? « Il faut qu’on commence le sport… ». Bon l’intention est là ! Et sinon une requête ? « On aimerait bien un distributeur/machine à café ». Voilà une requête qui nous paraît légitime. Avis à l’université ! Mais comme ça on continuera à les croiser à la cafét’. C’est qu’on les aime bien maintenant les RT !

Merci aux réseaux et télécommunications (Nobelle, Guillaume, Erwan, Ambroise et ceux qu’on oublie) pour avoir répondu à nos questions, avoir détruit les clichés, nous avoir expliqué votre formation, nous avoir montré que vous êtes des étudiants « normaux » et nous avoir fait rire ! Nous espérons que les informations sont exactes. N’hésitez pas à nous envoyer un mail ou à laisser un commentaire !

Sucrette et Castouillette

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4 h 44 Dernier jour sur Terre d’Abel Ferrara

 

 Quelques heures avant la fin du monde la plupart des gens continuent à vivre leur vie même s’ils sont dans l’attente. La télé est allumée, les voitures circulent. D’autres attendent l’extrême onction sur la place du Vatican. Certains se suicident. Ont-ils peur de la mort imminente ? Des quelques heures d’angoisse qui la précède ? Veulent-ils abréger cette attente ?

« Aujourd’hui peu importe où vous vivez, riches ou pauvres, nous allons tous subir le même sort au même moment. »

Les valeurs et la solidarité tentent un faible retour même si l’importance de l’argent reste parfois. Un homme laisse son magasin ouvert pour que les gens puissent se servir. On appelle sa famille via Skype. On fait connaissance avec des gens qu’on a toujours ignorés.

« Comment peut-on être aussi aveugle et penser aussi peu à l’avenir ? »

Ces quelques heures avant la fin du monde sont l’occasion de recueillement, de prière et de méditation à travers la planète. On s’aperçoit que l’erreur humaine est de vouloir contrôler la nature.

Ce film se passe sur quelques heures, pratiquement en huis clos, mais la fenêtre, la télévision, l’ordinateur et les souvenirs sont autant d’ouverture sur le monde. « Le monde n’en finit pas de finir » dirait Peter Szendy. Les gens sont étrangement calmes : est-ce dû au fait qu’il n’y aura pas de survivant où qu’ils aillent ? La ville continue de vivre, jusqu’au « bout ». Ils profitent juste de la vie mais pour certaines personnes l’alcool et la drogue sont des moyens pour oublier et partir sans peur.

Une bande son rock égrenne les dernières heures et nous rappelle le rythme de vie intense des êtres humains et qu’en 2 siècles nous avons plus fait de mal à la Terre qu’en 2000 ans.

Ce film nous fait réfléchir. Que l’on croit ou non à la fin du monde, il est porteur d’un message de paix, du retour des valeurs. Il s’agit de profiter de la vie, de chaque minute qui passe. L’argent et le pouvoir ne sont plus importants. Il faut profiter de ce qu’on a, rêver à plus éventuellement mais ne pas chercher à l’obtenir. Profiter de ce qu’on a de plus précieux, sa famille, ses amis, la nature qui nous entoure. Nous sommes tous égaux à travers la planète. Les richesses ne sont que passagères et nous sommes tous soumis aux caprices de la nature. Mais ce film n’est pas agressif envers les Hommes ou les technologies ; il nous rappelle juste qui nous sommes.

Contrairement au film apocalyptique et (disons-le franchement) commercial 2012, celui d’Abel Ferrara aborde le thème de la fin du monde non du point de vue de la description, mais du point de vue sociologique. Pas de vague géantes ni d’explosions à tout va, juste un regard sur les gens, sur le monde et la société.

Castouillette

Conférence de Peter Szendy

On commence la conférence avec un compte à rebours. On attend. 10, 9, 8… Ce compte à rebours annonce le début de sa conférence, mais c’est aussi en quelque sorte le lancement du FIF. C’est « ce qui va finir par commencer » selon Peter Szendy.

« Our story begins with the end » (Day the world ended)

Le principe du compte à rebours est de terminer le compte par 0 ; c’est un count down. Le premier compte à rebours voit le jour dans La femme dans la Lune grace à Fritz Lang. Cela introduit du suspense car le spectateur est en attente. Le terme count down a été utilisée pour la première fois pour les essais nucléaires.

Après le compte à rebours, le carton affiche JETZT en capitales. Il nous semble qu’il crie Maintenant ! « L’apocalypse nous donne à voir le grand maintenant ». Mais ce n’est pas maintenant que l’action a lieu mais juste après.

« L’apocalypse c’est la pleine présence […] de ce qui se donne enfin »

L’apocalypse au sens chrétien c’est la « révélation ». Tout est consommé. L’apocalypse dans la Bible c’est l’éclat de ce qui se manifeste. Il semblerait que ce soit un thème destiné au cinéma car « la fin du monde c’est la fin du film. La fin du film c’est la fin du monde ». Ce thème de l’apocalypse est très présent dans le cinéma américain. La musique joue un rôle extrêmement important. « La musique est le langage d’une ère engloutie. Elle véhicule un passé qui est perdu. ».

La Nuit de l’Apocalypse

La fin du monde dans 53 jours ! On en parle beaucoup, on y prête attention ou pas mais il faut avouer que voir ce nombre (http://www.2012fin.com/), c’est pas hyper rassurant. Bref ! Pourquoi en re-reparler et bien il y a une semaine (à peu près), c’était la Nuit de l’Apocalypse,

Ils nous proposaient pour fêter joyeusement notre fin prochaine de regarder entre 22h45 et 6h (pour les plus coriaces) quatre films sur le thème de la fin du monde :

En entrée, Je suis une légende, sorti en 2007, film post-apocalyptique mettant en scène Will Smith, seul survivant dans un New York complètement dévasté, affrontant à la fois sa condition terrible d’homme solitaire et en même temps les attaques nocturnes des humains mutants.

En plat de résistance, Los Angeles 2013, de John Carpenter, réalisateur de New York 1997 (et aussi du premier Halloween, La Nuit des Masques, +1 culture gé.) qui mettait également en scène le personnage Snake Plissken (Kurt Russell). Le héros, tout en style et en virilité, doit retrouver dans le décor apocalyptique de L.A. la « boîte noire » dont dépend l’avenir de la planète.

En dessert, (et on peut dire que c’était un dessert plutôt relevé) Cloverfield, filmé à la Blair Witch (caméra à l’épaule), met en scène un groupe de jeunes New-Yorkais tentant de survivre à l’attaque d’un monstre mutant que l’on voit peu et dont on apprend rien mais la mise en scène suffit à elle seule à nous scotcher dans notre siège.

Enfin, en petit digestif, Le Choc des Mondes, sorti en 1952. L’humanité est avertie de la destruction prochaine de la Terre et se prépare à partir pour une autre planète. Ceux qui ne dormaient pas à ce stade, ont pu apprécié les bons effets spéciaux (!) et les multiples rebondissements (!) de ce film pas vraiment apocalyptique mais pas vraiment post-apocalyptique non plus.

En résumé, un menu plutôt intéressant de films très différents tant dans la mise en scène que dans le scénario malgré un seul thème de base (la fin du monde!).

*Réflexion subsidiaire : Pourquoi c’est toujours les Etats-Unis ? 

Si certaines personnes après avoir vu tous ces films en redemandent encore (après tout, il reste quand même 53 jours à occuper), en voici quelques autres :
Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare, avec Keira Knightley et Steve Carell (Crazy Stupid Love, à voir !), sorti le 8 août 2012 (parce qu’une comédie sur la fin du monde, c’est pas souvent donc ça peut se savourer)

Melancholia de Lars Von Trier avec Kirsten Dunst (Prix d’interprétation féminine à Cannes pour ce film), Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, sorti en 2011

2012, film sorti en 2009 (!) sympathiquement déprimant avec des tsunamis, éruptions volcaniques et autres catastrophes climatiques. Enjoy !

Et bien d’autres, je vous laisse une petite liste si vous voulez vraiment approfondir le sujet ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_films_post-apocalyptiques

PS : Clap, clap, clap à Clap Campus pour les pauses nourrissantes, plus que nécessaires !

Sinon, si vous étiez présents ou que vous connaissez ces films, lequel vous a le plus plu ? Et pourquoi ? 😉

Sucrette.